[e-santé] Le boom de la télémédecine

25 avril 2020

L’e-santé (ou santé numérique) fait référence à l’application des technologies de l’information et de la communication (TIC) à l’ensemble des activités en rapport avec la santé.

L’e-santé se développe de manière exponentielle et peut recouvrir des formes diverses et variées concernant l’intégralité des domaines d’activité et des acteurs : développement par l’Etat du Dossier Médical Partagé (DMP), création de nombreuses start-ups spécialisées en santé (Happypeach, Medeo, Qare…), téléexpertise, téléconsultation… Les dispositifs médicaux connectés comme les lecteurs de glycémie, le télé-monitoring des patients, la télémédecine, le diagnostic assisté par ordinateur ou encore les thérapies digitales à base de réalité virtuelle par exemple, en font partie. D’après Xerfi, le marché français de la santé digitale était estimé à 2,7 milliards d’euros en 2014 et devait atteindre 4 milliards d’euros en 2020.

La santé numérique s’est particulièrement plus développée ces dernières années avec l’essor du numérique et, depuis 2019, suite à la crise sanitaire de la Covid-19.

COVID-19 : quels impacts sur la télémédecine ?

Le confinement de mars 2020 a entraîné une chute des dépenses de santé pendant 2 mois. Au-delà des postes en optique et dentaire, nous avons également observé une baisse du nombre de consultations médicales.

En parallèle, la télémédecine (ensemble des pratiques médicales telles que la téléconsultation, la téléexpertise, la télésurveillance médicale…) dont l’enjeu initial en 2018 était l’amélioration de l’organisation du système de santé et l’accès aux soins des assurés sur tout le territoire, a connu sa première accélération concrète. Afin de favoriser le recours à ce dispositif dans le contexte épidémique, le gouvernement a par ailleurs étendu sa prise en charge par la Sécurité sociale.

Le développement de la téléconsultation

La téléconsultation, quasiment inexistante jusqu’en février 2020, a connu un fort essor lors du confinement strict, porté par le peu de possibilités de consultations en cabinet. Il s’agit essentiellement de consultations d’adultes (85%) auprès de généralistes (75%).

Les données observées au sein du portefeuille SIACI SAINT HONORE rejoignent celles de la Sécurité sociale, avec une multiplication par 10 à 15 des téléconsultations entre janvier et août 2020.

La téléexpertise

Depuis le 10 février 2019, la téléexpertise permet à un médecin de solliciter l’avis d’un confrère face à une situation médicale donnée. Il existe deux types de téléexpertises, dont le niveau varie selon la complexité du dossier du patient (et donc le niveau de l’expertise réalisée) et leur fréquence.

Les téléexpertises de niveau 1 : question circonscrite qui ne nécessite pas de réaliser une étude approfondie de la situation médicale du patient ;

Les téléexpertises de niveau 2 : avis en réponse à une situation médicale complexe après étude approfondie.

Le tarif de la téléexpertise tient compte de la complexité du dossier du patient qui conditionne le niveau de l’expertise réalisée (1 ou 2) et de sa fréquence.

Elle n’est cumulable avec aucun autre acte ou majoration et elle ne peut donner lieu à aucun dépassement d’honoraire.

Les études récentes montrent une croissance rapide de l’usage de la télémédecine. Cependant, elles mettent également en évidence le risque d’une rupture entre des usagers connectés et « agiles » et des usagers réticents ou sans accès à ces nouveaux services, représentant une tranche de la population plus âgée.

Pour en savoir plus sur les comportements liés aux soins de santé pendant la crise sanitaire, vous pouvez consulter nos infographies.

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