100% Santé : constat et tendance, l’avis de notre expert Santé

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Quel reste à charge des Français selon le dernier rapport du Ministère de la Santé ?

Le Ministère de la Santé a publié le 15 septembre dernier un rapport sur la consommation de soins et de biens médicaux en 2019. Celui-ci montre que la part des dépenses de santé à la charge des Français s’est réduite à 6,9 %, contre 7 % en 2018, et 7,7 % en 2016.

Ce constat est à prendre avec mesure car il tient compte des personnes en Affection Longue Durée (ALD) et qui bénéficient donc d’une exonération de Ticket Modérateur (une prise en charge intégrale de leur affection par l’Assurance Maladie). Cela représente 11 millions de personnes.

Pour cette raison, le reste à charge moyen des autres assurés est légèrement plus élevé et plus finement, dépend du niveau de prise en charge de leur complémentaire santé.

Il y a également des restes à charge non comptabilisés (médecine douce, certains vaccins et/ou actes médicaux non pris en charge par l’assurance maladie et/ou la complémentaire santé).

N’oublions pas que les complémentaires santé sont obligatoires dans les entreprises depuis le 1er janvier 2016 et pour respecter cette obligation, beaucoup d’entreprises se sont contentées de mettre en place un niveau de couverture correspondant au panier minimum de soins (prise en charge du Ticket Modérateur) alors que d’autres proposent des complémentaires santé avec des couvertures dites « haut de gamme ». Cela impact fortement le reste à charge moyen de l’assuré (hors ALD).

Il s’agit d’une  tendance qui va continuer à évoluer en raison notamment :

  • du vieillissement de la population dont la montée en charge des ALD contribuera à une modération du reste à charge moyen en France.
  • de la promesse du gouvernement avec le 100% santé dont le principal objectif est d’assurer 0€ de reste à charge à l’assuré qui aura choisi de s’équiper dans ce panier. D’autant plus que les postes concernés sont justement ceux qui laissent le plus de reste à charge (optique, dentaire et audioprothèse). Ce qui est une aubaine pour les assurés bénéficiant d’une complémentaire limitée au panier de soin minimum (tarifs des soins revalorisés et meilleure prise en charge par la complémentaire).
  • des soins conservateurs privilégiés (prévenir plutôt que guérir) pour une consommation médicale moins lourde.

 

Toutefois, il faut garder à l’esprit que le 100% santé ne jouera réellement son rôle que si l’assuré choisi un équipement dans ce panier. Il reste libre de s’équiper hors du 100% santé avec une prise en charge variable selon la complémentaire santé. Ce reste à charge, plus ou moins important, sera alors un choix.

A noter également que la consommation médicale évolue vers d’autres types de soins non pris en charge par l’Assurance Maladie et dans certains cas, partiellement  pris en charge par la complémentaire santé (ex : médecine douce). Ce qui laisse encore  un reste à charge plus ou moins important à l’assuré. A voir si dans l’avenir ces soins entreront dans un parcours de soins pris en charge par l’assurance maladie.

Les chiffres de ces 3 prochaines années seront donc à étudier avec précisions mais en l’occurrence, il restera toujours à notre charge, une dépense de santé.

Pour consulter le rapport du Ministère de la Santé, cliquez ici.

Patchiline MAZOUMBOU

Consultante Santé Prévoyance SIACI SAINT HONOTE

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